Dhuicq et les enfants terroristes !
Je ne vais certainement pas me faire des amis aujourd’hui en proclamant haut et fort les doutes et la suspicion que m’inspire la plupart des psys, dans la cohorte des thérapeutes, psychologues, et autres psychiatres, même si ces derniers, de par leur formation de médecin seraient ceux qui me semblent les moins douteux. Je ne vais bien entendu pas refaire le monde (quoique..) mais si la psychologie et la psychiatrie ont tout à fait lieu d’être en tant qu’observateurs de l’humain, ils n’ont jamais été à mes yeux un vecteur curateur. C’est un peu comme la religion : le fait de croire et d’aspirer au spirituel est légitime, en revanche, suivre les dogmes et autres serviteurs de dieu beaucoup moins. Non, je ne crois pas qu’on soigne avec une psychothérapie ou une psychanalyse, tout juste dans le meilleur des cas, pour les plus performantes et j’allais dire, honnêtes, apprend-on à se connaître et à vivre avec ses travers. Mais soigner le mal qui nous ronge ? J’en doute. Et cela tient au principe même de ces thérapies qui est de faire table rase sur tout ce qui vous avait finalement soutenu jusqu'à présent. Comment en effet penser que c’est en détruisant ses propres bases qu’on peut espérer se reconstruire ? Moi, je n’y crois pas une seule seconde.
Qui n’a pas autour de soi des exemples corroborant cette description ? Qui ne connaît pas quelqu’un ayant suivi, qui une thérapie, qui une analyse, et qui, à part donner une partie – conséquente - de son salaire à son psy, n’a pas avancé d’un iota dans son mal être mais, bien au contraire, s’y est enfoncé sans même s’en rendre compte ? Ah, avoir des bleus à l’âme, c’est si beau… encore une fois, je laisse la psychiatrie de côté qui elle s’adresse au médical et, sauf exceptions, il y en a toujours, ne se comporte pas comme une espèce de placebo coûteux pour bobos en mal de confidences ou de drames internes. Car bien souvent tout se résume à cela : la solitude, l’ennui et la reddition. Vous voyez, quand je vous disais que je n’allais pas me faire que des amis… Et pour bien fonctionner, c’est à dire pour être rentable, une thérapie se doit de vous trouver un problème existentiel fondamental, issu principalement de votre petite enfance, afin d’être sûr que vous n’en aurez pas trop de souvenirs et qu’il sera alors plus facile de vous manipuler. Une fois trouvé, ce qui n‘est pas compliqué les schémas étant souvent les mêmes (traumatismes de la petite enfance, abus, troubles sexuels), on va vous les enfoncer bien dans le crâne afin de vous persuader que vous ne pouvez plus vivre sans vous en débarrasser. Et le meilleur moyen pour être sûr que le patient ne pourra plus se passer de son psy, c’est que ce dernier fasse le vide autour de lui. Et hop, on élimine le conjoint, la conjointe, les parents. Car de cette soumission viendra la rentabilité ! Je suis dure ? Oui. Et s'il me fallait tempérer, je ne suis pas idiote, je dirais que certaines de ces thérapies peuvent prouver de leur efficacité mais qu'elles le seront d’autant qu’elles auront été rapides. Et la modulation viendra de là, du temps que durent ces thérapies. Je n’ai rien contre aller voir un psy, à un moment donné, parce qu’on a tous besoin de vider son sac et que le faire devant un parfait inconnu peut être une solution salutaire, mais pas et en aucun cas, dans le cadre d’un rendez-vous chaque semaine pendant des années. Là non et je dirai même plus, dans ce cas, c’est de l’abus de faiblesse !
Bien, ceci étant posé, pourquoi soudainement traiter ce sujet ? Et avec autant de virulence ? Et bien c’est parce que l’un de ces psys, aujourd’hui, vient de gravement m’énerver, m’outrer, m’agacer, me dégoûter ! Il s’agit de monsieur Nicolas Dhuicq, psychiatre de profession et député UMP, membre de la Droite Populaire et soutien de Coppé. (Oui je sais, il cumule…). Et bien figurez-vous que ce monsieur ne vient rien de moins d’affirmer que les enfants de familles homoparentales sans référent paternel allaient subir la même psychose amenant un enfant sans père à devenir terroriste ! Oui, vous avez bien lu ! Pour Monsieur Dhuicq, les enfants de couples lesbiennes (parce que je suppose que lorsque l’enfant à deux pères, ça devrait aller), vont devenir tous des terroristes ! Faites donc gaffe Mesdames, à ce petit être fragile qui aujourd’hui vous suce, ravi, le bout de votre téton parce que demain, tel est son destin, il ira déposer des bombes dans les couloirs du métro !
Je crois qu’on aura tout entendu et je suspecte que cela n’est pas la fin… mais là, c’est le poupon ! pardon, le pompon ! Alors oui, œil pour œil, dent pour dent ! Que ce monsieur aille donc trouver chez ses patients tous les vices du monde pour s’en faire une rente à vie, les détruire, les foutre en l’air à coup d’anxiolytiques, d’antidépresseurs et autres pilules roses, mais qu’ils nous laissent la légitimité d’élever nos enfants dans la morale, l’amour et l’équilibre !
Parce qu’en parlant d’équilibre mental, je suppose que ce monsieur n’a aucun patient de famille hétéroparentale dans sa clientèle ?!
Fait chier !